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Risques psychosociaux et santé au travail

risques psychosociaux : de quoi parle-t-on ?

Les salariés français et le stress au travail (sondage réalisé en juin 2009, à l’occasion de la sixième « Semaine pour la Qualité de Vie au Travail », par le Réseau ANACT avec l’institut CSA) :

  • 41% des salariés français se disent stressés ; ce chiffre atteint 47% pour les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) et 57% pour les cadres supérieurs.
  • Dans 60 % des cas, ils attribuent leur stress au travail et 38% au travail et à leur vie personnelle. Les familles de tension les plus citées sont la charge de travail, le fait de mener de front différentes tâches, le fait de manquer de temps pour souffler.
  • 17 % des salariés déclarent être exposés à des comportements hostiles au sein de l'entreprise, et près d'un quart des salariés travaillant en contact avec le public déclarent avoir subi des agressions verbales et/ou physiques. 

Définir les « RPS » - Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », qui n’est en fait qu’une manifestation de ce risque en entreprise. Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. Cela englobe le stress, le harcèlement, l’épuisement professionnel (ou burn-out), la violence au travail, auxquels il convient d’ajouter les pathologies professionnelles telles que les dépressions, les maladies psychosomatiques, les problèmes de sommeil, Ces risques peuvent aussi favoriser des troubles musculo-squelettiques, des maladies cardiovasculaires, voire entraîner des accidents du travail. On les appelle "psychosociaux" car ils sont à l’interface de l’individu (le "psycho") et de sa situation de travail.

Impacts négatifs pour les entreprises - Les coûts financiers des « risques psychosociaux » sont rarement évoqués. Ils constituent pourtant un argument de poids plaidant en faveur d’un renforcement des mesures de prévention. On peut en effet noter un lien entre l’apparition des RPS et l’absentéisme, le taux élevé de rotation du personnel, le non-respect des horaires ou des exigences de qualité, des problèmes de discipline, la réduction de la productivité, des accidents de travail et des incidents, la non-qualité (augmentation des rebuts et des malfaçons, etc.), une dégradation du climat social, des atteintes à l’image de l’entreprise…

En 2007, l’INRS en collaboration avec Arts et Métiers ParisTech a évalué le coût social du stress en France à 2 à 3 milliards d’euros ; ces chiffres incluent le coût des soins et la perte de richesse pour cause d'absentéisme, de cessation prématurée d'activité et de décès prématuré.

Obligations de l’employeur - Depuis 2002, des textes de loi et des accords nationaux interprofessionnels incitent les entreprises à mettre en place des mesures visant à éliminer ou réduire stress, harcèlement et violence au travail. Dans le cadre d'une obligation générale de sécurité, l'employeur est légalement tenu de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Parmi les mesures préconisées, les actions d'information et de formation figurent en bonne place.

 

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Sources et liens utiles :